C’est connu, Yves Lambert, ancien leader de la Bottine Souriante, a pour Saint-Basile un attachement particulier. Bien qu’il y soit venu l’été dernier pour procéder à l’inauguration de la nouvelle salle de réception des Promenades d’Antan, il y était à nouveau le 30 janvier pour donner un spectacle auquel plus 80 amateurs de musique folklorique ont assisté.
Peu avant que les accordéons ne se mettent à chanter et les gens à taper du pied, Éric Genest, propriétaire, a affirmé que c’est à un spectacle unique que les personnes présentes auraient la chance d’assister. Accompagné de deux musiciens, Ti-Co Petit a eu l’honneur de réchauffer la salle (où il faisait déjà très chaud!) et d’ainsi donner le coup d’envoi à la soirée dont tous se rappelleront longtemps. Qualifié de vieux loup par M. Genest, il a offert une performance fort appréciée à la suite de laquelle Jérémie Pleau, jeune accordéoniste de Saint-Basile, a eu la chance de jouer.
Conteur dans l’âme, Éric Genest en a fait rire plus d’un alors qu’il a profité d’une pause des musiciens pour raconter, dans un langage coloré, La légende du petit poney. Mettant ensuite les blagues et les histoires de diable de côté, il a invité Yves Lambert à le rejoindre pour rendre hommage à Ti-Co Petit. Ce dernier joue de l’accordéon depuis maintenant soixante ans et a été pour Lambert une grande source d’inspiration. Ti-Co, qui sort aujourd’hui son instrument lors d’occasion spéciale seulement, a accepté cet honneur avec humilité. Également présent, Jean Poirier, maire de Saint-Basile, a profité de l’occasion pour dire qu’il était très fier d’être devenu Basilien et de partager la culture de gens dont le talent est non seulement connu, mais reconnu.
L’hommage terminé, il n’a suffit que de quelques secondes pour qu’Yves Lambert et le Bébert Orchestra invitent la salle à « se brasser le patrimoine ». Des airs que le chanteur a popularisés avec la Bottine souriante à d’autres tout aussi contagieux, il a revisité son répertoire en s’inspirant parfois de la manière de jouer et de l’esprit de liberté de Ti-Co Petit. Se faisant un devoir de faire redécouvrir la musique traditionnelle et de l’estimer, il a, de plus, affirmé qu’elle est synonyme non pas de passé, mais de connaissance.
Alors que des « hymnes à la Québécitude » et des reels porteurs d’identité donnaient à la soirée des airs de La Veillée des veillées, un rassemblement particulier est venu ajouter encore plus de magie au spectacle. Ti-Co Petit, Jérémie Pleau et Denis Pépin se sont joints à Yves Lambert et ses musiciens le temps d’une chanson. Pépin, que Lambert qualifie de maître, est un virtuose de l’accordéon et sera lui-même en spectacle aux Promenades d’Antan en mai.
La soirée terminée, Éric Genest semblait bien fier qu’autant de musiciens talentueux aient été réunis chez lui. Fier aussi des Basiliens qui étaient présents et qui ont permis de constater que loin de se mesurer au nombre de citoyens que compte une municipalité, la culture n’a d’égal que leur volonté de la faire vivre.
Yves Lambert met toujours autant de coeur à jouer de l'accordéon.
Éric Genest a ranconté La légende du petit poney avec tout l'humour qu'on lui connaît.
Yves Lambert, Éric Genest, Louise Bédard, Denis Pépin et Jean Poirier, maire de Saint-Basile, posent en compagnie de Ti-Co Petit (deuxième à partir de la gauche).
Tommy Gauthier, Ti-Co Petit, Olivier Rondeau (derrière), Denis Pépin, Robin Boulianne (derrière), Yves Lambert et Jérémie Pleau ont tous joué ensemble, donnant ainsi vie à un moment unique.